đŸ‡«đŸ‡· A la rencontre de l’orgasme divin

đŸ‡«đŸ‡· A la rencontre de l’orgasme divin

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Margot Anand, la grande prĂȘtresse du tantra et Fondatrice de la mĂ©thode Skydancing Tantra est l’auteure de nombreux livres de Tantra, dont le succĂšs planĂ©taire « Les chemins de l’extase ».

A l’occasion de la sortie de son dernier livre aux Ă©ditions TrĂ©daniel : « A la rencontre de l’orgasme divin », notre collaboratrice, Patricia Menetrey, l’a rencontrĂ©e Ă  Paris pour Meditationfrance.

Bonjour Margot, dans ce dernier livre, plus personnel, tu parles d’un Ă©vĂ©nement incroyable : ton Ă©veil. Peux-tu nous en dire quelques mots ?

Margot Anand : tu vas tout de suite au dernier chapitre du livre toi ! Tu commences par la fin ! (Rires) Cela montre que je l’ai lu entiùrement.

Dans ce dernier livre, je dĂ©sirais emmener mes lecteurs dans les coulisses des aventures des diffĂ©rentes initiations qui m’ont amenĂ© Ă  fonder ce qui est aujourd’hui l’école du Tantra Sky dancing.

L’existence m’a offert ce cadeau inestimable de vivre un premier Ă©veil, survenu lors de ma toute premiĂšre expĂ©rience sexuelle : faire l’expĂ©rience de ce que je nomme un orgasme cosmique. J’ai alors quittĂ© mon corps pour devenir pure lumiĂšre, reconnaissant dĂ©sormais quelle Ă©tait ma nature vĂ©ritable. Je savais que j’y retournerai un jour.

Cette expĂ©rience de libĂ©ration m’offrait de vivre un Ă©tat dans lequel je devenais libre de toutes identifications Ă  nos systĂšmes de pensĂ©es : culture, Ă©cole, famille, Ă©ducation. Je vivais une libĂ©ration de l’espace-temps, de la matiĂšre, des idĂ©es du mental. C’était tout Ă  fait inhabituel. A cette Ă©poque. Paris prĂŽnait l’existentialisme, et nos rĂ©fĂ©rences Ă©taient Beauvoir et Sartre. Nous n’avions alors que faire de choses ayant trait avec une ascension dans les sphĂšres supĂ©rieures, dont on parle beaucoup plus facilement aujourd’hui.

Cette expĂ©rience m’a fait dĂ©couvrir que la voie de la sexualitĂ© ouvrait vers la spiritualitĂ©. Ma vie s’est transformĂ©e, je suis devenue une chasseresse de l’extase. Toutes les personnes qui mĂ©ditent assidument le savent : il est difficile de ne pas croire qu’un jour un Ă©veil pourrait se produire, nous conduisant au-delĂ  de la dualitĂ©, permettant ainsi de rĂ©aliser notre nature vĂ©ritable nommĂ©e l’état de Bouddha.

Une fois vĂ©cue, cette ouverture d’un Ă©largissement de la conscience laisse la personne qui mĂ©dite dans une quĂȘte permanente, cherchant Ă  l’enraciner, Ă  la faire revivre.

Comment trouver une méthode qui puisse ancrer cet état ?

Or la contradiction dans cette histoire, c’est que la grĂące est un don. Il n’est guĂšre possible de dire : « ok s’il te plait, je suis libre de 5 Ă  6, alors arranges-toi pour arriver de 5 Ă  6, parce que c’est seulement lĂ  que j’aurai un peu de temps. » Ça ne marche pas comme ça.

Comme tu le sais, nous faisons tout ce que nous pouvons pour y parvenir. Nous sommes dĂ©jĂ  Ă©veillĂ©s, mais nous avons comme un voile qui se nomme l’égo. Ce fameux Ă©go produit divers programmes restrictifs, créés par notre famille, notre culture, notre Ă©ducation; nous privant des rĂ©alitĂ©s transcendantales.

Premier amour, premier Ă©veil. Cette expĂ©rience sexuelle fut un cadeau inestimable. Souvent les premiĂšres expĂ©riences sexuelles sont terribles et influencent Ă  vie la suite des vĂ©cus. Il devient difficile pour ceux et celles qui l’ont mal vĂ©cu de s’ouvrir ensuite Ă  toutes les possibilitĂ©s qui sont offertes. Je le constate en permanence dans mes groupes ou mes sĂ©minaires, la premiĂšre expĂ©rience sexuelle est fondamentale, car c’est elle qui va nous conditionner, en nous ouvrant ou nous fermant Ă  toutes les possibilitĂ©s qui nous sont offertes par la suite. Cette premiĂšre expĂ©rience conditionne aussi l’opinion que nous avons de nous–mĂȘmes.

L’éveil dont je parle dans mon livre est un Ă©veil qui n’a rien Ă  voir avec la sexualitĂ©. Je vivais en Inde dans l’ashram de mon maĂźtre prĂ©fĂ©rĂ© : Osho. Celui que je nomme my root Lama. (En français : lama-racine. Dans le bouddhisme : celui par qui la transmission s’est faite.)

A l’époque, Osho aimait proposer des mĂ©ditations aux milliers de personnes prĂ©sentes autour de lui. Une trĂšs belle musique Ă©tait jouĂ©e par de vrais musiciens de talent.

AprĂšs un silence de recueillement, un Ă©norme coup de gong frappĂ© par le trĂšs cĂ©lĂšbre Nivedano, invitait chacun Ă  lĂącher totalement prise et Ă  se laisser choir lourdement sur le sol dans la dĂ©tente la plus complĂšte. LĂ  Ă©tait le paradoxe, et la grosse rigolade, car nous Ă©tions tous serrĂ©s les uns contre les autres, manquant singuliĂšrement d’espace pour mĂ©diter, ou lĂącher prise.

La voix d’Osho nous invitait Ă  revenir lentement, Ă  retrouver notre corps et Ă  emmener ce Bouddha avec nous tout au long de la soirĂ©e et de la journĂ©e suivante. Chacun rentrait chez lui pour faire la fĂȘte, manger, vaquer Ă  sa vie.

Je rentrais ainsi chez moi, lentement, sentant cette conscience féminine, ce Bouddha féminin comme je la nomme : la Bouddha Shakti, bien présente à toutes choses, les odeurs, les sons, le ciel, les étoiles.

Je dĂ©cidais de poursuivre cette mĂ©ditation sur mon coussin de mĂ©ditation. C’est alors que se produisit comme un son bizarre ressemblant au bruit d’une branche feuillue balayant une surface. C’est ainsi que toute ma vie a chavirĂ©.
Ressentis, colĂšres, sentiments, tout a complĂštement disparu. C’était comme si une main divine avait essuyĂ© le tableau noir pour effacer tout ce qui s’y trouvait.

Le vide, un grand choc. C’était trĂšs calme, trĂšs doux complĂštement diffĂ©rent. Je suis restĂ©e dans cet Ă©tat un moment et puis je me suis pincĂ©e afin de vĂ©rifier si c’était bien moi. J’ai entendu une voix qui disait : « C’est extraordinaire » puis une autre voix rĂ©pondait : « Non c’est tout Ă  fait ordinaire, c’est toujours comme ça ! »

AprĂšs j’ai interrogĂ© « Qui est lĂ  ? » La voix a rĂ©pondu « Personne »

A partir de cet instant j’ai fait l’expĂ©rience d’une conscience qui n’est plus emberlificotĂ©e dans un Ă©go. Une conscience allĂ©gĂ©e de toutes charges Ă©motionnelles, du poids du passĂ©. Seule demeure la joie de l’instant prĂ©sent.

Margot Interview Jean-Francois 2

Est-ce que cet état grandit. Est-ce comme un courant continu ?

Osho a dit une chose trĂšs juste et je crois savoir qu’il est le seul Ă  avoir dit ça : « L’éveil est un processus qui commence et ne finit jamais. Je pourrais rĂ©pondre Ă  ta question en disant que le temps est venu de ne pas simplement demeurer sur son coussin de mĂ©ditation. L’éveil est devenu un Ă©vĂšnement collectif. Il ne s’agit plus de s’isoler du monde dans un monastĂšre. Chacun doit devenir un activiste de l’éveil comme le dit un ami.

A partir de l’instant oĂč nous expĂ©rimentons des frĂ©quences vibratoires, il s’agit de les rĂ©pandre autour de soi et dans le monde. Il s’agit de rĂ©pondre au besoin du monde.

Nos propres besoins ne servent qu’à se mettre au service de l’éveil de l’humanitĂ©.

Je me considĂšre comme un petit rouage dans cette histoire en marche. Mon Ă©veil est vĂ©cu dans certains moments avec ses phases d’intensitĂ©, en constante mouvance. Vivre totalement l’instant prĂ©sent signifie que je ne sais plus de quoi demain sera fait.

J’achĂšte donc des billets aller simple, et dĂ©cide sur place lorsqu’il est temps de repartir : demain, aprĂšs-demain, dans un mois, dans deux mois. Je suis devenue comme l’oiseau sur la branche. Cela me permet de goĂ»ter Ă  la vie de maniĂšre totale, sans stress.

Je trouve cela merveilleux, cela me donne la possibilité de rencontrer des personnes merveilleuses
comme toi.

Comment intĂšgres-tu la dimension de la mĂ©ditation dans tes groupes de Tantra ? Est-il possible d’ĂȘtre totalement prĂ©sent dans l’acte sexuel, alors qu’il est si souvent liĂ© Ă  la peur, aux doutes, aux fantasmes ?

Dans la mĂ©ditation il y a toujours cette premiĂšre Ă©tape, Shunyata (terme sanscrit signifiant la vacuitĂ©) la prise de conscience. La deuxiĂšme Ă©tape est celle qui permet de dĂ©velopper cette conscience, tĂ©moin d’elle-mĂȘme.

Cette conscience-lĂ  qui permet de se regarder et ainsi de dĂ©cider. Est-ce que je vais dans mes doutes ou vais-je choisir la gratitude ? LĂ  oĂč tous les chemins sont possibles.

Seul mon choix va permettre de les manifester. Ça, c’est INNELUCTABLE : plus nous aurons dĂ©veloppĂ© l’art de la mĂ©ditation, plus nous serons Ă  mĂȘme d’avoir une expĂ©rience amoureuse POSITIVE.

Donc la premiĂšre chose est la prĂ©sence. La deuxiĂšme est le choix de la direction que l’on prend, c’est Ă  dire de devenir le tĂ©moin de soi-mĂȘme. Osho dit que lorsque deux amants sont dans un lit, ils ne sont jamais seuls ; s’invitent dans la danse les parents, les parents de nos parents, et toute une gĂ©nĂ©ration de personnes qui sont lĂ , prĂȘts Ă  donner leur avis sur ce qui est bien ou mal, selon leurs vĂ©cus. Avec en prime, la voix du prĂȘtre qui en rajoute. Ce dialogue charrie et transporte toutes les stupiditĂ©s que l’on a pu recevoir au cours de notre Ă©ducation sous la forte l’influence des idioties de la religion. Il faut donc un certain courage pour se rendre compte que la sexualitĂ© n’est ni dangereuse, ni risquĂ©e.

La religion a peur de l’extase, considĂ©rĂ©e comme dangereuse. Pourquoi ? Parce qu’un ĂȘtre extatique est un ĂȘtre libre, un libre penseur qui dĂ©cide seul comment il ou elle va vivre sa vie. Ce n’est plus une personne qui va rester sur les rails, et suivre les dictums de nos politiciens, qui ressemblent plus Ă  des primates qu’autre chose !

Pour en revenir au Tantra, ces textes existent depuis des millĂ©naires et lorsque vous regardez les Ă©critures anciennes, et bien vous vous apercevrez que tous ces enseignements portent sur l’éveil. Il n’y a que 10 pour cent qui s’occupent de sexualitĂ©. Tout le reste est consacrĂ© aux autres approches de l’éveil.

De retour d’Inde dans les annĂ©es 70, je me considĂšre comme une des premiĂšres personnes Ă  avoir amenĂ© la connaissance et la reconnaissance que la sexualitĂ© devait ĂȘtre inclue dans les outils de l’éveil. Beaucoup de voies spirituelles l’avaient condamnĂ©e et abandonnĂ©e, vous enseignant qu’il faut s’arrĂȘter Ă  partir de la ceinture et surtout ne pas partir en-dessous.

Le tantra est une des rares sciences spirituelles qui inclut la notion d’orgasme et d’énergie qui monte Ă  son apogĂ©e, comme mĂ©thode hautement qualifiĂ©e de cultiver l’éveil. Ce qui vous amĂšne consciemment dans la joie vous ouvre les portes de l’esprit. Ce n’est pas nĂ©cessairement sexuel. Mais cela demeure un choix et un choix conscient.

J’invite dĂ©sormais mes participants Ă  crĂ©er leur mantra personnel, remplaçant les pratiques qui consistaient Ă  rĂ©pĂ©ter des bijas (sons racines) Ce mantra est censĂ© vous ouvrir Ă  certaines vertus, Ă  certains Ă©tats Ă©nergĂ©tiques qui sont supposĂ©s vous ouvrir Ă  la mĂ©ditation. Nous remplaçons les vibrations du sanscrit par les vibrations du français ou de l’anglais. Le mantra que j’ai dĂ©veloppĂ© affirme dans le prĂ©sent « Je suis une femme orgasmique » Pourquoi ? L’observation de ma propre expĂ©rience m’a montrĂ© de maniĂšre rĂ©guliĂšres, lors des moments de partager un dĂ©but d’intimitĂ©, et de vivre un moment de sensualitĂ©, que mon mental me racontait toutes sortes de choses comme : je ne suis pas prĂȘte, je n’ai pas envie, il n’a pas vraiment envie non plus, ça se passerait mieux demain. Du reste, j’ai oubliĂ© d’éteindre la lumiĂšre du garage, ou le gaz.

Si je suis cette directive-lĂ , j’interromps la session, je me lĂšve pour rĂ©aliser que tout allait bien, mais mon Ă©nergie a bifurquĂ©, j’ai dĂ©sormais perdu l’énergie, le fil du moment amoureux, ce dĂ©licieux chatouillement Ă©lectrique au dĂ©part de l’affaire.

Alors que si je me rĂ©pĂšte : je suis une femme orgasmique, le dĂ©sir se met en marche, ainsi que le rappel du fait d’ĂȘtre prĂ©sent. Je peux dĂ©velopper les trois clĂ©s de la puissance orgasmique qui sont : le souffle, la voix et le mouvement. Il n’est guĂšre possible d’observer le souffle profond et d’ĂȘtre dans son mental. Le pelvis se met alors en mouvement et la voix donne une couleur Ă  notre Ă©nergie. Une communication non verbale peut alors s’installer entre les partenaires. Le son donne confiance au partenaire qui sait que tout se dĂ©roule bien.

Ce mantra me donne la possibilitĂ© de rĂ©aliser totalement mon potentiel orgasmique. CrĂ©ez-le, et changez en tous les jours si nĂ©cessaire, jusqu’à trouver la bonne formule ! C’est une approche.

Margot Interview Jean-Francois 3

Qu’aurais-tu à dire aux jeunes qui s’imaginent le tantra comme une pratique hindouiste un peu folklorique, faite d’exercices rituels obsolùtes ?

Je répondrai par une histoire qui illustre tout.

Un jour sur une route de Californie, pays oĂč j’ai longtemps vĂ©cu, je prends un trĂšs jeune auto-stoppeur qui me dit « je vous reconnais, vous ĂȘtes Margo Anand, je vous ai entendu il y a bien des annĂ©es Ă  la radio. Mon pĂšre et ma mĂšre suivent vos sĂ©minaires, dont j’ai Ă©coutĂ© tous les enregistrements. A cette Ă©poque j’étais encore un jeune homme vierge. Eh bien, lors de ma premiĂšre expĂ©rience sexuelle, j’ai pensĂ© Ă  vous avec beaucoup de reconnaissance, car j’ai su comment m’y prendre. Et depuis vous ĂȘtes restĂ©e dans mon cƓur, car vos enseignements m’ont beaucoup servi. »
Savoir communiquer. Savoir dire oui, non pas pour faire plaisir Ă  l’autre, mais parce que je suis prĂȘt ou prĂȘte. Ceci est une chose que les jeunes ne savent pas toujours faire.

Il existe aussi de nombreux livres. Ceux qui demeurent des ploucs par rapport Ă  la sexualitĂ©, excuse-moi mais c’est la voie de la paresse. Il semble qu’en AmĂ©rique les personnes sont accros aux sites pornographiques, pourquoi ? Parce la pornographie est de la mĂ©canique, et une mĂ©canique unidirectionnelle, faite pour les hommes. Les femmes y sont traitĂ©es comme des trous servant Ă  relĂącher les tensions sexuelles des hommes !

Soyez un peu plus dĂ©licats, ne commencez pas par la sexualitĂ©. Commencez de la maniĂšre suivante : asseyez-vous l’un en face de l’autre, faites un namastĂ© (salutation du cƓur): Je t’honore comme un aspect de moi-mĂȘme, jeune femme, jeune fille, et toi jeune homme je te reconnais comme un aspect de moi-mĂȘme. Puis Ă©laborez un menu : de quoi j’ai envie ? D’un massage du corps, qui peut devenir un massage plus intime. Osez donner un nom Ă  vos parties intimes, un nom noble, pas un nom issu de l’argot. Les jeunes comme les personnes plus ĂągĂ©es, peuvent le faire, c’est trĂšs amusant. AprĂšs cela, dites-vous : comment veux-tu ĂȘtre aimĂ©e, ĂȘtre touchĂ©e, ĂȘtre embrassĂ©e ? PassionnĂ©ment ? Comme la caresse d’une petite plume effleurant tes lĂšvres ?

DĂ©crivez de la tĂȘte aux pieds comment vous dĂ©sireriez ĂȘtre touchĂ©e.

Les personnes ne font jamais cela, passant directement Ă  l’acte, les hormones sont enragĂ©es, personne ne sait vraiment comment s’y prendre et la culpabilitĂ© et l’envie sont lĂ , bien prĂ©sentes.

Le tantra de Margot Anand sert Ă  harmoniser les aspects contradictoires de notre personnalitĂ© : le cƓur dit « ah, il me plait celui-lĂ , je le veux » La tĂȘte dit « tu n’y songe pas, ta maman t’a avertie, pas de sexe avant 18 ans ou le mariage. » Tous ces aspects se font la guerre et c’est la confusion totale.

Le Tantra est une science de l’éveil amoureux, un yoga de l’amour. Lorsque notre jeunesse aura pris le temps Ă  partir de 13-14 ans de s’éduquer sur ce sujet, et bien elle aura une premiĂšre expĂ©rience sexuelle rĂ©ussie, et cela les portera par la suite Ă  une vie amoureuse Ă©panouie.

Aurais-tu quelque chose de personnel Ă  rajouter ?

Je voudrais dire aux jeunes de faire la part de ce qui est tabou, de ce qui est vieille France, et mĂ©thodes anciennes. Et de ce qui est la rĂ©alitĂ© d’aujourd’hui. La sexualitĂ© est une bonne chose, si elle est pratiquĂ©e en toute sĂ©curitĂ©, afin de ne pas attraper toutes ces maladies qui sĂ©vissent.
Choisissez en conscience ce qui vous apporte de la joie, cela vous ouvrira la porte de l’esprit.

Livre: A la rencontre de l’orgasme divin

 French Version of LSA Cover

Margot Anand
Aux éditions Guy Trédaniel.

Pour en savoir plus, visitez le site web de l’Institut Tantra Skydancing fondĂ©e par Margot Anand (France – Suisse – Belgique)
www.tantraskydancing.com

Margot Anand, la grande prĂȘtresse du tantra et Fondatrice de la mĂ©thode Skydancing Tantra est l’auteure de nombreux livres de Tantra, dont le succĂšs planĂ©taire « Les chemins de l’extase ».

A l’occasion de la sortie de son dernier livre aux Ă©ditions TrĂ©daniel : « A la rencontre de l’orgasme divin », notre collaboratrice, Patricia Menetrey, l’a rencontrĂ©e Ă  Paris pour Meditationfrance.

Bonjour Margot, dans ce dernier livre, plus personnel, tu parles d’un Ă©vĂ©nement incroyable : ton Ă©veil. Peux-tu nous en dire quelques mots ?

Margot Anand : tu vas tout de suite au dernier chapitre du livre toi ! Tu commences par la fin ! (Rires) Cela montre que je l’ai lu entiùrement.

Dans ce dernier livre, je dĂ©sirais emmener mes lecteurs dans les coulisses des aventures des diffĂ©rentes initiations qui m’ont amenĂ© Ă  fonder ce qui est aujourd’hui l’école du Tantra Sky dancing.

L’existence m’a offert ce cadeau inestimable de vivre un premier Ă©veil, survenu lors de ma toute premiĂšre expĂ©rience sexuelle : faire l’expĂ©rience de ce que je nomme un orgasme cosmique. J’ai alors quittĂ© mon corps pour devenir pure lumiĂšre, reconnaissant dĂ©sormais quelle Ă©tait ma nature vĂ©ritable. Je savais que j’y retournerai un jour.

Cette expĂ©rience de libĂ©ration m’offrait de vivre un Ă©tat dans lequel je devenais libre de toutes identifications Ă  nos systĂšmes de pensĂ©es : culture, Ă©cole, famille, Ă©ducation. Je vivais une libĂ©ration de l’espace-temps, de la matiĂšre, des idĂ©es du mental. C’était tout Ă  fait inhabituel. A cette Ă©poque. Paris prĂŽnait l’existentialisme, et nos rĂ©fĂ©rences Ă©taient Beauvoir et Sartre. Nous n’avions alors que faire de choses ayant trait avec une ascension dans les sphĂšres supĂ©rieures, dont on parle beaucoup plus facilement aujourd’hui.

Cette expĂ©rience m’a fait dĂ©couvrir que la voie de la sexualitĂ© ouvrait vers la spiritualitĂ©. Ma vie s’est transformĂ©e, je suis devenue une chasseresse de l’extase. Toutes les personnes qui mĂ©ditent assidument le savent : il est difficile de ne pas croire qu’un jour un Ă©veil pourrait se produire, nous conduisant au-delĂ  de la dualitĂ©, permettant ainsi de rĂ©aliser notre nature vĂ©ritable nommĂ©e l’état de Bouddha.

Une fois vĂ©cue, cette ouverture d’un Ă©largissement de la conscience laisse la personne qui mĂ©dite dans une quĂȘte permanente, cherchant Ă  l’enraciner, Ă  la faire revivre.

Comment trouver une méthode qui puisse ancrer cet état ?

Or la contradiction dans cette histoire, c’est que la grĂące est un don. Il n’est guĂšre possible de dire : « ok s’il te plait, je suis libre de 5 Ă  6, alors arranges-toi pour arriver de 5 Ă  6, parce que c’est seulement lĂ  que j’aurai un peu de temps. » Ça ne marche pas comme ça.

Comme tu le sais, nous faisons tout ce que nous pouvons pour y parvenir. Nous sommes dĂ©jĂ  Ă©veillĂ©s, mais nous avons comme un voile qui se nomme l’égo. Ce fameux Ă©go produit divers programmes restrictifs, créés par notre famille, notre culture, notre Ă©ducation; nous privant des rĂ©alitĂ©s transcendantales.

Premier amour, premier Ă©veil. Cette expĂ©rience sexuelle fut un cadeau inestimable. Souvent les premiĂšres expĂ©riences sexuelles sont terribles et influencent Ă  vie la suite des vĂ©cus. Il devient difficile pour ceux et celles qui l’ont mal vĂ©cu de s’ouvrir ensuite Ă  toutes les possibilitĂ©s qui sont offertes. Je le constate en permanence dans mes groupes ou mes sĂ©minaires, la premiĂšre expĂ©rience sexuelle est fondamentale, car c’est elle qui va nous conditionner, en nous ouvrant ou nous fermant Ă  toutes les possibilitĂ©s qui nous sont offertes par la suite. Cette premiĂšre expĂ©rience conditionne aussi l’opinion que nous avons de nous–mĂȘmes.

L’éveil dont je parle dans mon livre est un Ă©veil qui n’a rien Ă  voir avec la sexualitĂ©. Je vivais en Inde dans l’ashram de mon maĂźtre prĂ©fĂ©rĂ© : Osho. Celui que je nomme my root Lama. (En français : lama-racine. Dans le bouddhisme : celui par qui la transmission s’est faite.)

A l’époque, Osho aimait proposer des mĂ©ditations aux milliers de personnes prĂ©sentes autour de lui. Une trĂšs belle musique Ă©tait jouĂ©e par de vrais musiciens de talent.

AprĂšs un silence de recueillement, un Ă©norme coup de gong frappĂ© par le trĂšs cĂ©lĂšbre Nivedano, invitait chacun Ă  lĂącher totalement prise et Ă  se laisser choir lourdement sur le sol dans la dĂ©tente la plus complĂšte. LĂ  Ă©tait le paradoxe, et la grosse rigolade, car nous Ă©tions tous serrĂ©s les uns contre les autres, manquant singuliĂšrement d’espace pour mĂ©diter, ou lĂącher prise.

La voix d’Osho nous invitait Ă  revenir lentement, Ă  retrouver notre corps et Ă  emmener ce Bouddha avec nous tout au long de la soirĂ©e et de la journĂ©e suivante. Chacun rentrait chez lui pour faire la fĂȘte, manger, vaquer Ă  sa vie.

Je rentrais ainsi chez moi, lentement, sentant cette conscience féminine, ce Bouddha féminin comme je la nomme : la Bouddha Shakti, bien présente à toutes choses, les odeurs, les sons, le ciel, les étoiles.

Je dĂ©cidais de poursuivre cette mĂ©ditation sur mon coussin de mĂ©ditation. C’est alors que se produisit comme un son bizarre ressemblant au bruit d’une branche feuillue balayant une surface. C’est ainsi que toute ma vie a chavirĂ©.
Ressentis, colĂšres, sentiments, tout a complĂštement disparu. C’était comme si une main divine avait essuyĂ© le tableau noir pour effacer tout ce qui s’y trouvait.

Le vide, un grand choc. C’était trĂšs calme, trĂšs doux complĂštement diffĂ©rent. Je suis restĂ©e dans cet Ă©tat un moment et puis je me suis pincĂ©e afin de vĂ©rifier si c’était bien moi. J’ai entendu une voix qui disait : « C’est extraordinaire » puis une autre voix rĂ©pondait : « Non c’est tout Ă  fait ordinaire, c’est toujours comme ça ! »

AprĂšs j’ai interrogĂ© « Qui est lĂ  ? » La voix a rĂ©pondu « Personne »

A partir de cet instant j’ai fait l’expĂ©rience d’une conscience qui n’est plus emberlificotĂ©e dans un Ă©go. Une conscience allĂ©gĂ©e de toutes charges Ă©motionnelles, du poids du passĂ©. Seule demeure la joie de l’instant prĂ©sent.

Margot Interview Jean-Francois 2

Est-ce que cet état grandit. Est-ce comme un courant continu ?

Osho a dit une chose trĂšs juste et je crois savoir qu’il est le seul Ă  avoir dit ça : « L’éveil est un processus qui commence et ne finit jamais. Je pourrais rĂ©pondre Ă  ta question en disant que le temps est venu de ne pas simplement demeurer sur son coussin de mĂ©ditation. L’éveil est devenu un Ă©vĂšnement collectif. Il ne s’agit plus de s’isoler du monde dans un monastĂšre. Chacun doit devenir un activiste de l’éveil comme le dit un ami.

A partir de l’instant oĂč nous expĂ©rimentons des frĂ©quences vibratoires, il s’agit de les rĂ©pandre autour de soi et dans le monde. Il s’agit de rĂ©pondre au besoin du monde.

Nos propres besoins ne servent qu’à se mettre au service de l’éveil de l’humanitĂ©.

Je me considĂšre comme un petit rouage dans cette histoire en marche. Mon Ă©veil est vĂ©cu dans certains moments avec ses phases d’intensitĂ©, en constante mouvance. Vivre totalement l’instant prĂ©sent signifie que je ne sais plus de quoi demain sera fait.

J’achĂšte donc des billets aller simple, et dĂ©cide sur place lorsqu’il est temps de repartir : demain, aprĂšs-demain, dans un mois, dans deux mois. Je suis devenue comme l’oiseau sur la branche. Cela me permet de goĂ»ter Ă  la vie de maniĂšre totale, sans stress.

Je trouve cela merveilleux, cela me donne la possibilité de rencontrer des personnes merveilleuses
comme toi.

Comment intĂšgres-tu la dimension de la mĂ©ditation dans tes groupes de Tantra ? Est-il possible d’ĂȘtre totalement prĂ©sent dans l’acte sexuel, alors qu’il est si souvent liĂ© Ă  la peur, aux doutes, aux fantasmes ?

Dans la mĂ©ditation il y a toujours cette premiĂšre Ă©tape, Shunyata (terme sanscrit signifiant la vacuitĂ©) la prise de conscience. La deuxiĂšme Ă©tape est celle qui permet de dĂ©velopper cette conscience, tĂ©moin d’elle-mĂȘme.

Cette conscience-lĂ  qui permet de se regarder et ainsi de dĂ©cider. Est-ce que je vais dans mes doutes ou vais-je choisir la gratitude ? LĂ  oĂč tous les chemins sont possibles.

Seul mon choix va permettre de les manifester. Ça, c’est INNELUCTABLE : plus nous aurons dĂ©veloppĂ© l’art de la mĂ©ditation, plus nous serons Ă  mĂȘme d’avoir une expĂ©rience amoureuse POSITIVE.

Donc la premiĂšre chose est la prĂ©sence. La deuxiĂšme est le choix de la direction que l’on prend, c’est Ă  dire de devenir le tĂ©moin de soi-mĂȘme. Osho dit que lorsque deux amants sont dans un lit, ils ne sont jamais seuls ; s’invitent dans la danse les parents, les parents de nos parents, et toute une gĂ©nĂ©ration de personnes qui sont lĂ , prĂȘts Ă  donner leur avis sur ce qui est bien ou mal, selon leurs vĂ©cus. Avec en prime, la voix du prĂȘtre qui en rajoute. Ce dialogue charrie et transporte toutes les stupiditĂ©s que l’on a pu recevoir au cours de notre Ă©ducation sous la forte l’influence des idioties de la religion. Il faut donc un certain courage pour se rendre compte que la sexualitĂ© n’est ni dangereuse, ni risquĂ©e.

La religion a peur de l’extase, considĂ©rĂ©e comme dangereuse. Pourquoi ? Parce qu’un ĂȘtre extatique est un ĂȘtre libre, un libre penseur qui dĂ©cide seul comment il ou elle va vivre sa vie. Ce n’est plus une personne qui va rester sur les rails, et suivre les dictums de nos politiciens, qui ressemblent plus Ă  des primates qu’autre chose !

Pour en revenir au Tantra, ces textes existent depuis des millĂ©naires et lorsque vous regardez les Ă©critures anciennes, et bien vous vous apercevrez que tous ces enseignements portent sur l’éveil. Il n’y a que 10 pour cent qui s’occupent de sexualitĂ©. Tout le reste est consacrĂ© aux autres approches de l’éveil.

De retour d’Inde dans les annĂ©es 70, je me considĂšre comme une des premiĂšres personnes Ă  avoir amenĂ© la connaissance et la reconnaissance que la sexualitĂ© devait ĂȘtre inclue dans les outils de l’éveil. Beaucoup de voies spirituelles l’avaient condamnĂ©e et abandonnĂ©e, vous enseignant qu’il faut s’arrĂȘter Ă  partir de la ceinture et surtout ne pas partir en-dessous.

Le tantra est une des rares sciences spirituelles qui inclut la notion d’orgasme et d’énergie qui monte Ă  son apogĂ©e, comme mĂ©thode hautement qualifiĂ©e de cultiver l’éveil. Ce qui vous amĂšne consciemment dans la joie vous ouvre les portes de l’esprit. Ce n’est pas nĂ©cessairement sexuel. Mais cela demeure un choix et un choix conscient.

J’invite dĂ©sormais mes participants Ă  crĂ©er leur mantra personnel, remplaçant les pratiques qui consistaient Ă  rĂ©pĂ©ter des bijas (sons racines) Ce mantra est censĂ© vous ouvrir Ă  certaines vertus, Ă  certains Ă©tats Ă©nergĂ©tiques qui sont supposĂ©s vous ouvrir Ă  la mĂ©ditation. Nous remplaçons les vibrations du sanscrit par les vibrations du français ou de l’anglais. Le mantra que j’ai dĂ©veloppĂ© affirme dans le prĂ©sent « Je suis une femme orgasmique » Pourquoi ? L’observation de ma propre expĂ©rience m’a montrĂ© de maniĂšre rĂ©guliĂšres, lors des moments de partager un dĂ©but d’intimitĂ©, et de vivre un moment de sensualitĂ©, que mon mental me racontait toutes sortes de choses comme : je ne suis pas prĂȘte, je n’ai pas envie, il n’a pas vraiment envie non plus, ça se passerait mieux demain. Du reste, j’ai oubliĂ© d’éteindre la lumiĂšre du garage, ou le gaz.

Si je suis cette directive-lĂ , j’interromps la session, je me lĂšve pour rĂ©aliser que tout allait bien, mais mon Ă©nergie a bifurquĂ©, j’ai dĂ©sormais perdu l’énergie, le fil du moment amoureux, ce dĂ©licieux chatouillement Ă©lectrique au dĂ©part de l’affaire.

Alors que si je me rĂ©pĂšte : je suis une femme orgasmique, le dĂ©sir se met en marche, ainsi que le rappel du fait d’ĂȘtre prĂ©sent. Je peux dĂ©velopper les trois clĂ©s de la puissance orgasmique qui sont : le souffle, la voix et le mouvement. Il n’est guĂšre possible d’observer le souffle profond et d’ĂȘtre dans son mental. Le pelvis se met alors en mouvement et la voix donne une couleur Ă  notre Ă©nergie. Une communication non verbale peut alors s’installer entre les partenaires. Le son donne confiance au partenaire qui sait que tout se dĂ©roule bien.

Ce mantra me donne la possibilitĂ© de rĂ©aliser totalement mon potentiel orgasmique. CrĂ©ez-le, et changez en tous les jours si nĂ©cessaire, jusqu’à trouver la bonne formule ! C’est une approche.

Margot Interview Jean-Francois 3

Qu’aurais-tu à dire aux jeunes qui s’imaginent le tantra comme une pratique hindouiste un peu folklorique, faite d’exercices rituels obsolùtes ?

Je répondrai par une histoire qui illustre tout.

Un jour sur une route de Californie, pays oĂč j’ai longtemps vĂ©cu, je prends un trĂšs jeune auto-stoppeur qui me dit « je vous reconnais, vous ĂȘtes Margo Anand, je vous ai entendu il y a bien des annĂ©es Ă  la radio. Mon pĂšre et ma mĂšre suivent vos sĂ©minaires, dont j’ai Ă©coutĂ© tous les enregistrements. A cette Ă©poque j’étais encore un jeune homme vierge. Eh bien, lors de ma premiĂšre expĂ©rience sexuelle, j’ai pensĂ© Ă  vous avec beaucoup de reconnaissance, car j’ai su comment m’y prendre. Et depuis vous ĂȘtes restĂ©e dans mon cƓur, car vos enseignements m’ont beaucoup servi. »
Savoir communiquer. Savoir dire oui, non pas pour faire plaisir Ă  l’autre, mais parce que je suis prĂȘt ou prĂȘte. Ceci est une chose que les jeunes ne savent pas toujours faire.

Il existe aussi de nombreux livres. Ceux qui demeurent des ploucs par rapport Ă  la sexualitĂ©, excuse-moi mais c’est la voie de la paresse. Il semble qu’en AmĂ©rique les personnes sont accros aux sites pornographiques, pourquoi ? Parce la pornographie est de la mĂ©canique, et une mĂ©canique unidirectionnelle, faite pour les hommes. Les femmes y sont traitĂ©es comme des trous servant Ă  relĂącher les tensions sexuelles des hommes !

Soyez un peu plus dĂ©licats, ne commencez pas par la sexualitĂ©. Commencez de la maniĂšre suivante : asseyez-vous l’un en face de l’autre, faites un namastĂ© (salutation du cƓur): Je t’honore comme un aspect de moi-mĂȘme, jeune femme, jeune fille, et toi jeune homme je te reconnais comme un aspect de moi-mĂȘme. Puis Ă©laborez un menu : de quoi j’ai envie ? D’un massage du corps, qui peut devenir un massage plus intime. Osez donner un nom Ă  vos parties intimes, un nom noble, pas un nom issu de l’argot. Les jeunes comme les personnes plus ĂągĂ©es, peuvent le faire, c’est trĂšs amusant. AprĂšs cela, dites-vous : comment veux-tu ĂȘtre aimĂ©e, ĂȘtre touchĂ©e, ĂȘtre embrassĂ©e ? PassionnĂ©ment ? Comme la caresse d’une petite plume effleurant tes lĂšvres ?

DĂ©crivez de la tĂȘte aux pieds comment vous dĂ©sireriez ĂȘtre touchĂ©e.

Les personnes ne font jamais cela, passant directement Ă  l’acte, les hormones sont enragĂ©es, personne ne sait vraiment comment s’y prendre et la culpabilitĂ© et l’envie sont lĂ , bien prĂ©sentes.

Le tantra de Margot Anand sert Ă  harmoniser les aspects contradictoires de notre personnalitĂ© : le cƓur dit « ah, il me plait celui-lĂ , je le veux » La tĂȘte dit « tu n’y songe pas, ta maman t’a avertie, pas de sexe avant 18 ans ou le mariage. » Tous ces aspects se font la guerre et c’est la confusion totale.

Le Tantra est une science de l’éveil amoureux, un yoga de l’amour. Lorsque notre jeunesse aura pris le temps Ă  partir de 13-14 ans de s’éduquer sur ce sujet, et bien elle aura une premiĂšre expĂ©rience sexuelle rĂ©ussie, et cela les portera par la suite Ă  une vie amoureuse Ă©panouie.

Aurais-tu quelque chose de personnel Ă  rajouter ?

Je voudrais dire aux jeunes de faire la part de ce qui est tabou, de ce qui est vieille France, et mĂ©thodes anciennes. Et de ce qui est la rĂ©alitĂ© d’aujourd’hui. La sexualitĂ© est une bonne chose, si elle est pratiquĂ©e en toute sĂ©curitĂ©, afin de ne pas attraper toutes ces maladies qui sĂ©vissent.
Choisissez en conscience ce qui vous apporte de la joie, cela vous ouvrira la porte de l’esprit.

Livre: A la rencontre de l’orgasme divin

 French Version of LSA Cover

Margot Anand
Aux éditions Guy Trédaniel.

Pour en savoir plus, visitez le site web de l’Institut Tantra Skydancing fondĂ©e par Margot Anand (France – Suisse – Belgique)
www.tantraskydancing.com

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